Par Magnus Ful
Les Sœurs Spiritaines sont arrivées au Cameroun le 5 décembre 1924, avec des âges variant de 22 à 30 ans au maximum.
LLe 7 décembre 2024, lors d’une messe pontificale marquant le début d’un mois de festivités, la Sœur Marie Louise DIME MBOUMBE, supérieure des Sœurs Missionnaires du Saint-Esprit au Cameroun, a souligné que leur congrégation avait pour vocation de répondre aux besoins de l’Église dans le pays, notamment pour combler le vide laissé par les Sœurs Palatines, expulsées du Cameroun pendant la Première Guerre mondiale à l’époque.
La messe célébrée par Son Excellence Mgr José Avélino Bettencourt, nonce apostolique au Cameroun et en Guinée équatoriale, a conclu avec la bénédiction de la croix du centenaire au sein de la Communauté des Sœurs, près de la basilique à Mvolyé-Yaoundé.

Lors de son homélie, le Nonce a transmis les salutations et les bénédictions du Pape François, tout en exprimant la gratitude de Mgr Jean MBARGA, Archevêque de Yaoundé, pour l’engagement constant des sœurs au service de l’Église au Cameroun. Il les a également encouragées à continuer sur le chemin de la Sainte Vierge Marie, à laquelle la congrégation des sœurs missionnaires du Saint-Esprit est particulièrement dévouée.
Mgr José Avélino a incité les participants à réfléchir sur le rôle fondamental de Marie dans l’histoire du salut, comme l’indiquent les lectures du jour. Il a loué la réponse affirmative de Marie à l’invitation de l’ange Gabriel, soulignant ses origines modestes à une époque où les apports des femmes étaient souvent sous-estimés. Par cette décision, elle a initié une mission singulière en devenant la mère de l’humanité.

Ce Jubilé, a déclaré Sœur Marie Louise, est une occasion d’introspection, de gratitude et de quête de pardon du Seigneur pour les manquements passés. C’est aussi un moment pour demander la guidance de Jésus et de Marie dans leur mission de glorifier Dieu et d’assurer le salut de ceux qu’ils servent, alors qu’ils entament leur deuxième siècle de service.
Le retombé de la guerre 1e guerre mondiale
La Congrégation des Sœurs Missionnaires du Saint-Esprit a été fondée le 6 janvier 1921 à Farschviller, en Lorraine, par Eugénie Caps, Elise Müller et Lucie Lay. Eugénie, née le 3 juin 1892 à Loudrefing, a ressenti un fort appel à la vie religieuse et au travail missionnaire en Afrique dès son jeune âge. Après sa communion en 1915, elle a voulu créer un nouvel ordre dédié aux missions. Suite à la Première Guerre mondiale, elle a contacté les Pères du Saint-Esprit à Neufgrange pour proposer un projet de congrégation, répondant à un besoin de sœurs pour des postes vacants laissés par celles parties en missions. Sa proposition a suscité l’intérêt de jeunes femmes en France et dans les pays voisins.

Le 20 octobre 1920, à Paris, elle et une compagne ont rencontré l’évêque Le Roy pour finaliser la mission, établissant ainsi les Sœurs Missionnaires du Saint-Esprit, consacrées au Cœur Immaculé de Marie. La réunion s’est conclue par un pèlerinage à Notre-Dame des Victoires, inspirant de nombreux efforts religieux et missionnaires de l’époque.
Le projet de fondation a rapidement reçu le soutien du pape Benoît XV, qui l’a officiellement reconnu le 22 mars 1923. Le 5 octobre 1924, 25 Sœurs Spiritaines ont prononcé leurs vœux et se sont dirigées vers la Martinique, le Cameroun et la Suisse, motivées par l’Esprit Saint et la détermination d’Eugénie, entraînant des développements inattendus.
