Communication catholique au Cameroun : résilience et continuité selon la Sœur Marcelline

Sœur Marceline MANGA CELCOM, CENC

À Yaoundé, au 9e Conseil national des communicateurs catholiques, Sœur Marcelline MANGA témoigne d’une mission bâtie avec persévérance, foi et engagement collectif durable.

Par Magnus Ful

À Yaoundé, au 9e Conseil national des communicateurs catholiques, Sœur Marceline MANGA témoigne d’une mission bâtie avec persévérance, foi et engagement collectif durable.

Dans la salle encore marquée par l’intensité des travaux du 9e Conseil national des communicateurs catholiques, son regard trahit l’émotion. Sœur Marcelline MANGA, figure de la CELCOM de la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun, prend la parole. Elle ne parle pas seulement d’un événement. Elle raconte une histoire. Celle d’un chemin.

Sœur Marcelline en mission de communication pour le 48e séminaire des évêques du Cameroun à Buéa en Janvier 2025 | Photo: Magnus Ful

« Je ne savais pas que la charge de doyenne pouvait tomber sur moi », confie-t-elle avec simplicité. Derrière l’humour discret, une conviction profonde. La communication catholique au Cameroun ne s’est pas construite en un jour. Depuis le Forum d’Okola en 2015, point charnière de la structuration diocésaine, la CENC a progressivement intégré la communication comme axe pastoral stratégique.

Les débuts furent modestes. « Ce n’était pas ce que nous avons aujourd’hui », rappelle-t-elle : Manque d’organisation. Peu de moyens. Rotation fréquente des responsables. Pourtant, l’équipe a tenu. Et aujourd’hui, constate-t-elle avec fierté, « les enfants ont pris le pas sur le père ». Dans plusieurs diocèses, la communication est mieux structurée, plus dynamique, plus professionnelle.

Son témoignage s’inscrit pleinement dans l’esprit du 9e Conseil national des communicateurs catholiques, placé sous l’impulsion de Michael Miabisue Bibi. Entre intelligence artificielle, stratégie numérique et enjeux éthiques, la question centrale demeure humaine.

Elle a toujours été en filigrane des activités de la CENC | Photo: M F

Continuité. Cohésion. Vision partagée.

Sœur Marcelline lance une doléance claire : la stabilité des responsables diocésains. « Si ça change tout le temps, ça ne va pas décoller ». La communication demande du temps, de la mémoire institutionnelle, une capacité de recul. Sans cela, les équipes recommencent sans cesse.

Elle se définit simplement. « Communicatrice par vocation ». Non par calcul. Par appel intérieur. « Je sais en qui j’ai cru ». Sa résilience, saluée par les jeunes générations, devient un symbole. Celui d’une mission portée par la foi et la persévérance.

Au-delà des outils et des plateformes numériques, son témoignage rappelle l’essentiel. La communication catholique au Cameroun n’est pas une fonction technique. Elle est une vocation. Une œuvre collective. Une responsabilité d’Église.

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