Le 11 février 2026, la 60e Fête de la Jeunesse a révélé un mélange de promesses gouvernementales, d’engagement citoyen et de frustrations face aux obstacles persistants.
Par Magnus Ful
Hier, la 60e Fête de la Jeunesse a rassemblé parades, forums et moments de réflexion. À travers le pays, les jeunes ont défilé dans les écoles et les communautés avec fierté. Les dirigeants politiques, religieux et civils leur ont adressé la parole. Le message était clair : la jeunesse est centrale pour le pays, mais beaucoup restent confrontés à des obstacles.
Voix Diverses, Messages Partagés
Le président Paul Biya a encouragé les jeunes à la responsabilité et à l’engagement. Il a annoncé un renforcement de la représentation des jeunes dans le gouvernement et les institutions publiques.

Samuel Eto’o a salué la créativité et le courage des jeunes, les invitant à innover et à croire en un Cameroun plus fort.
L’opposant Maurice Kamto a qualifié la jeunesse de moteur du développement national.
Issa Tchiroma Bakary a reconnu les frustrations des jeunes et promis un soutien accru pour leurs projets et responsabilités.
Défis Structurels et Attentes de la Jeunesse
Maître Agbor Felix Agbor a souligné que le changement réel nécessite des réformes structurelles. L’éducation doit correspondre au marché du travail, les jeunes entrepreneurs doivent avoir accès au financement, et l’inclusion politique doit être renforcée.

Sur le terrain, les jeunes ont exprimé à la fois fierté et frustration. Beaucoup ont évoqué le chômage, le manque de plateformes et une voix politique limitée. Les réseaux sociaux ont amplifié leurs appels à la responsabilité. Le message est clair : les gestes symboliques ne suffisent pas.
Perspective Historique et Voie à Suivre
La Fête de la Jeunesse commémore le plébiscite de 1961, lorsque le Sud‑Cameroun britannique a rejoint la République du Cameroun. Elle est devenue un jour férié national en 1966. Cette journée reconnaît la jeunesse comme un moteur de la nation.
La célébration d’hier met en évidence le fossé entre promesses et réalité. La jeunesse camerounaise est créative, résiliente et déterminée. Les dirigeants doivent transformer les discours en réformes concrètes et durables pour pleinement l’autonomiser. Ce n’est qu’alors que la Fête de la Jeunesse reflétera un véritable changement durable.