Le CODAS-Caritas de Ngaoundéré a enregistré un taux global de réalisation de 81,45 % en 2025. Réunis le 10 mars 2026, 78 acteurs de la pastorale sociale ont défini de nouvelles priorités pour renforcer l’action de l’Église dans l’Adamaoua
Par Baima Bernard, l’Abbé Alain Youssoufa
Le CODAS-Caritas de Ngaoundéré a enregistré un taux global de réalisation de 81,45 % de ses activités en 2025. Ce résultat a été présenté le 10 mars 2026, lors de la 11e Assemblée Générale Ordinaire de la structure, tenue au Centre Pastoral Jean Pasquier.
Présidée par Mgr Emmanuel Abbo, la rencontre a réuni 78 acteurs de la pastorale sociale venus des cinq zones pastorales du diocèse. Au cours des travaux, les participants ont évalué les activités de l’année écoulée. Ils ont également défini les priorités de la pastorale sociale pour 2026.
Les travaux se sont déroulés autour du thème : « Le CODAS-Caritas de Ngaoundéré, ensemble engagé dans la promotion de l’Espérance à travers la Charité ».
Des résultats dans plusieurs secteurs
Le bilan présenté au cours de l’assemblée fait ressortir des résultats dans plusieurs domaines d’intervention.
Dans le secteur de l’éducation, les établissements suivis ont enregistré un taux de réussite de 93,39 % aux examens officiels.
Dans le domaine de la santé, plus de 43 000 consultations ont été réalisées. Ces consultations ont notamment atteint des communautés situées dans les zones les plus éloignées.
De son côté, Caritas a enregistré un taux de réalisation de 90 %. La solidarité des paroisses a notamment contribué à l’accompagnement de personnes vulnérables et au soutien aux détenus.
Par ailleurs, le suivi des recommandations adoptées en 2024 a permis de relever plusieurs avancées. La proximité avec les paroisses des zones reculées s’est renforcée.

De plus, la gestion des écoles, des centres de formation professionnelle et des centres de santé a fait l’objet d’un suivi accru.
En outre, la promotion des activités génératrices de revenus s’est poursuivie. Cette démarche vise à renforcer progressivement l’autonomie financière des structures sociales du diocèse.
Le CODAS-Caritas de Ngaoundéré prépare 2026
À l’issue des travaux, les participants ont adopté plusieurs priorités pour 2026.
En premier lieu, la gestion des ressources humaines figure parmi les axes retenus. Le diocèse entend professionnaliser la gestion du personnel.
Il souhaite également veiller au respect de la législation sociale et du travail en vigueur au Cameroun.
Dans le domaine de l’éducation, une gestion plus rigoureuse et responsable des établissements est également recherchée. Ainsi, cette orientation doit améliorer leur viabilité et renforcer leur autonomie financière.
Par ailleurs, le développement rural constitue une autre priorité. Les paroisses sont appelées à renforcer leur collaboration avec le Programme de Développement Rural.
L’objectif est de mieux répondre aux besoins des communautés agricoles.
Des priorités pour les paroisses
La protection de l’environnement figure également parmi les orientations retenues. À ce titre, les paroisses sont invitées à promouvoir des initiatives locales de sauvegarde de la Création.
Ces actions devront rester accessibles aux communautés. Elles peuvent ainsi contribuer à inscrire la protection de l’environnement dans la vie quotidienne des fidèles.
Enfin, le CODAS-Caritas et les curés de paroisses sont appelés à renforcer leur collaboration.
Cette coopération doit améliorer la coordination des structures et des initiatives sociales du diocèse.
Justice et Paix renforce son action
La Commission Diocésaine Justice et Paix a également présenté son bilan au cours de l’assemblée.
En 2025, 24 comités paroissiaux sur les 30 prévus étaient fonctionnels. Le programme a ainsi atteint un taux de réalisation de 77,42 % de ses objectifs.
Au-delà de ces chiffres, les activités ont contribué à renforcer la cohésion sociale et la promotion des droits humains dans plusieurs communautés.
Dans ce cadre, la médiation s’est notamment imposée comme un moyen pacifique de résolution des conflits.
Parallèlement, la Commission a poursuivi ses échanges avec les services administratifs.

Cette collaboration vise à renforcer la confiance entre les communautés et les institutions publiques. Elle contribue également à promouvoir le dialogue et à prévenir les tensions.
La médiation au service de la cohésion sociale
Dans les communautés, la médiation permet de privilégier le dialogue face aux tensions.
Pour cette raison, la Commission Justice et Paix entend poursuivre la formation et la sensibilisation des acteurs locaux.
Elle souhaite également renforcer sa mission de veille sociale et de défense de la dignité des personnes vulnérables dans l’Adamaoua.
Une action sociale enracinée dans la foi
Dès la messe d’ouverture, Mgr Emmanuel Abbo a rappelé le fondement spirituel de l’engagement social de l’Église.
S’appuyant sur le dialogue entre Jésus et Pierre autour du pardon, l’évêque a invité les agents pastoraux à considérer l’action sociale comme une expression concrète de la foi chrétienne.
Pour lui, la charité ne se limite pas à une assistance matérielle. Elle doit aussi contribuer à restaurer la dignité des personnes et à promouvoir leur développement intégral.
Dans cette perspective, le pardon et la charité constituent des conditions essentielles de la fécondité spirituelle et sociale de l’action pastorale.
En clôturant les travaux, Mgr Emmanuel Abbo a appelé les participants à poursuivre leur engagement en faveur des personnes et des communautés les plus vulnérables.
Pour 2026, le CODAS-Caritas entend ainsi renforcer la collaboration entre les paroisses, les services diocésains et les différents acteurs de la pastorale sociale.
Les chiffres présentés dans cet article proviennent du bilan des activités de 2025.
Les orientations retenues sont issues des conclusions de la 11e Assemblée Générale Ordinaire du CODAS-Caritas de Ngaoundéré.
La prochaine Assemblée Générale Ordinaire est prévue en mars 2027.
Le CODAS-Caritas du Diocèse de Ngaoundéré a enregistré un taux global de réalisation de 81,45 % de ses activités en 2025.
Les priorités comprennent la professionnalisation de la gestion des ressources humaines, le renforcement de l’autonomie des établissements éducatifs, le développement rural, la protection de l’environnement et une meilleure collaboration entre le CODAS-Caritas et les paroisses.
La Commission Diocésaine Justice et Paix comptait 24 comités paroissiaux fonctionnels sur 30 prévus et a atteint un taux de réalisation de 77,42 % de ses objectifs en 2025.
