Au diocèse de Kribi, l’Église empêche les veuves et orphelins de perdre leur maison et leurs terres après la mort de leur mari ou père.
Équipe Comms SCP Kribi
Le problème existe. Dans les paroisses de Kribi, les veuves racontent la même histoire : elles perdent leur maison quelques semaines après les funérailles. Les enfants perdent la terre familiale. La loi camerounaise dit qu’ils doivent hériter. En réalité, ils n’ont rien.
C’est plus profond. Les veuves ignorent la loi. Elles n’ont pas d’argent pour un avocat. Les parents et les chefs les dépouillent pendant qu’elles luttent. Sans testament écrit, c’est le chaos. Certaines abandonnent. Elles attendent une aide qui ne vient pas.
L’Église agit
Le diocèse de Kribi a lancé une campagne. La Commission Justice et Paix, appuyée par le Service Civil pour la Paix allemand, parcourt les paroisses pour expliquer les droits aux femmes.
L’abbé Yves Aristide Biakolo pilote l’effort. Des dizaines de veuves et orphelins se sont déjà inscrits. Ils sont prêts à se battre pour ce qui leur appartient.
L’Église n’agit pas seule. Les curés identifient les familles en crise. Les chefs locaux appuient le message. Là où les coutumes pèsent lourd, leur soutien change tout. Sans lui, rien ne bouge.

L’association revit
L’Association des Amis de Sainte Anne renaît dans chaque paroisse. Elle regroupe les veuves, les conseille, les guide dans les démarches. Personne n’affronte seul ce combat.
Les femmes accèdent à leurs documents, comprennent leurs droits, se battent contre le vol. Certaines récupèrent leur maison. D’autres retrouvent les plantations. Quelques-unes récupèrent leur terre.
Les résultats prennent forme. Le message est clair : le diocèse protège la dignité des familles.
Les veuves reconstruisent
Quand une veuve garde sa maison, ses enfants restent à l’école. Les orphelins qui gardent la terre familiale bâtissent un avenir. Le diocèse voit cela comme un devoir spirituel. C’est aussi pratique.
Une femme qui vit de sa terre nourrit ses enfants. Ses enfants ne quittent pas l’école. La communauté se renforce quand les familles restent entières.
Pour le diocèse de Kribi, ce n’est pas la charité. C’est la justice. Elle était attendue depuis longtemps.
